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Tengo que reconocer que me siento totalmente perdida otra vez… Je ne sais pas si j’en ai vraiment envie de ce bébé… Et puis je suis dans la fuite, je n’ai rien fait pour savoir si la matérialité de mon immaculée conception est bien réelle… Pourtant j’ai l’impression que mon ventre a un peu grossi… Mais en même temps j’ai pris un peu de poids… depuis que j’ai arrêté la came, de boire, de fumer, je mange deux fois plus… J’ai eu un down aussi ces derniers jours… Il faut dire que depuis la tournée dernière je me suis enfermée chez moi… J’ai bien réussi à faire illusion quelques temps dans la vie sociale, mais depuis le retour à la maison, je n’ai plus vu personne… Si me lo dicen hace un año no me lo creo, yo que estaba siempre de fiesta y cachondeo, liándola parda y poniéndome hasta el culo… siempre he sido un poco ciclotímica, pero en la puta vida me he sentido tan frágil como ahora…

Les amis ont peut-être l’impression que je m’éclate sur facebook, c’est vrai, ça m’aide à rester en contact avec le monde, mais en réalité, à part ça, j’ai passé ces derniers temps à regarder la télé… je déprime… J’ai bien essayé de m’intéresser à Real Humans la semaine dernière, mais il n’y a guère que la RuPaul’s Drag Race qui me fasse encore oublier le quotidien… En plus je ne baise plus… C’est la cata… Y menos mal que me queda el Blog para salir adelante… sino os puedo asegurar que ya me habría tragado la caja entera de ansiolíticos…

Además, leyendo a Chus Martínez este fin de semana me he deprimido el doble… muy malos recuerdos… Je veux dire, toutes les complications de l’après opérations, mes rapports avec les hommes, toute cette lourdeur, ils me dégoûtent… joder, es tan contradictorio, me paso la vida buscando tíos que me follen como debe ser y luego me dan asco… J’ai repensé à Paul, vous vous souvenez ? Celui qui fantasme sur les femmes enceintes… Paul, il est tout de même bien tordu, son trip c’est de cultiver plusieurs relations en même temps, il se tape complètement de savoir si ses conquêtes ont des mecs ou pas, même s’il les connaît… en même temps il aime les femmes enceintes alors… et en plus, finalement il s’en fout d’avoir des copains, il aime même briser les couples, un vrai pervers narcissique manipulateur façon Liaisons dangereuses, et il y pense même pas, tout ce qu’il veut c’est séduire et baiser… Un peu comme Nadia d’ailleurs. Elle, elle se classe plutôt dans le genre Juliette de Sade sapiosexuelle… Ses amants, elle leur tire tout ce qu’elle peut, et puis après elle change subitement de pygmalion, en général bien cruellement… Au fond, Nadia ce qu’elle veut, c’est être désirée sans amour ou bien aimée sans désir… Pour elle, un philosophe n’est pas un philosophe, mais un objet érotique extravagant, un poète n’est pas un poète, mais un bijoux fantaisie. Et puis tout ces hétéros-bi post-adolescents, atteints de donjuanisme, pour qui le sexe n’est qu’un dopant qui réduit le stress… Bref, j’ai vraiment des amis tordus… Mais moi aussi je suis bien tordue… En tant qu’amante d’homme, j’ai bien abusé… de l’attirance-rejet de certains vers les trans, un objet de fantasme. Mais en même temps je me suis bien rendue compte que mon néovagin rebutait pas mal de ces cons là… du coup il préfère m’enculer ou m’éjaculer à la gueule c’est sur… J’ai bien abusé aussi de ceux qui avaient l’air bien trop cons pour que je les informe de mon changement de sexe… dans les chiottes de combien de clubs… Je leur disais qu’après, ça leur foutait une claque, parce que bien défoncés, ils ne s’apercevaient de rien ces imbéciles… et moi au moins je pouvais me faire prendre le vagin bien à fond… ça ça marchait… tant qu’ils n’y mettaient pas les doigts… Parce que quand je rentrais dans des relations plus posées, avec des mecs qui connaissaient un peu mieux le cul, évidemment ils voyaient tout de suite… Joder, combien de fois j’ai eu le coeur brisée… Rien que Jean-Michel, fodas, je l’ai aimé tellement… mais lui, il avait sa copine, et moi je n’étais qu’un jeu sexuel pour lui, rien que l’éjaculation féminine, avec moi, il pouvait pas connaître ça… C’est là que je me suis rendue compte que je n’avais rien à espérer de plus de lui… Alors j’ai glissé, je me suis perdue sur les aires d’autoroute, dans la pénombre des éclairages publics, au hasard des camionneurs, et puis Jean-Michel est tout de même venu me chercher, et je me suis ressaisie, puis on s’est dit au revoir, a deus, je suis partie, à Paris, pour démarrer autre chose. Il m’a encouragée oh oui, il m’a dit que tout cela signifiait qu’il fallait que je commence ma vraie vie de femme… Mon Jean-Michel… L’amour, c’est tellement important. Il n’y a guère qu’avec lui et Francisco que j’ai véritablement pu explorer l’amour et l’orgasme dans toutes leurs dimensions…. Francisco me comprenait aussi… Mais Francisco était gay, et au bout d’un moment il est retourné vers les hommes… J’ai bien essayé les filles… mais idem, les doigts… Toucher mon sexe, ça dégoûte, ou au mieux intrigue, comme un cours d’anatomie… Des fois je me dis même que ce serait peut-être plus simple de redevenir un homme gay… La communauté LGBT m’a bien aidé à un moment, c’est sur, j’y ai rencontré des gens avec qui je n’avais plus ce complexe de perversité, mais en même temps le ghetto un moment m’a fatiguée… Alors j’étais contente de me lier au Kommunist Sex Klub, d’embrasser le communudisme spirituel… Parce que qu’est ce qui lie l’homo branché-gonflé-pacsé-marié ou la garçonne queer du Marais à la petite-bourgeoise américanisée installée en banlieue avec sa famille en plastique, s’il s’agissait d’un concept sexué ? Du reste vous voyez bien que tout ça s’impose en ce moment avec le mariage pour tous comme une modernité autrement plus fracassante que toutes les stars et starlettes qui avaient envahi si rapidement l’imaginaire mondialisé de la guerre froide, cette « anthropomorphose » du Capital, cette Jeunesse et cette Féminité hypostasiées, abstraites et recodées en Jeunitude et Féminitude. Les « reds » avaient voulu éviter ce champ de bataille, mais du coup ils n’ont pas su ou pu saisir que la révolution passait aussi par une « révolution sexuelle »… Parce qu’en deçà de l’existence humaine qualifiée, politique, présentable, existait toute une sphère abjecte, indisctincte, inqualifiable de ce qu’on appelle « vie nue » ; la reproduction, l’économie domestique, l’entretien des facultés vitales, l’accouplement hétérosexuel ou encore l’alimentation, toutes choses que le capitalisme avait autant que possible associées à l’« identité féminine », confluaient dans ce marais… Mais bon voilà, pas de « gender anarchy » chez les staliniens non plus… Échec cuisant, d’autant qu’aujourd’hui, ce que les conservateurs appelle encore virilité n’est plus que l’infantilisme des hommes et féminité celui des femmes… Et pourquoi avoir besoin de tant de débauche de volontarisme pour acquérir une « identité » ?… Y lo que reuniría finalmente a todo el mundo en esta mentirosa lucha de clases sería gritar más fuerte que el otro ? El juego sería tan sencillo cómo la guerra entre la virilidad del afeitador y de las armas y el « femenismo » ?… pffff…

Como podéis ver, ando fatal… Heureusement que durant la période de l’opération Jean-Michel était là tout de même… Parce qu’avant et après l’opération je flippais grave. J’avais peur des complications. On m’avait parlé des possibles formations de fistule entre le vagin et le rectum, que cela pouvait se produire durant la création de la cavité vaginale, si une ouverture était créée par accident au travers de la paroi du rectum. La fistule pouvait aussi se produire avec la mort de tissu entre le rectum et le vagin, suite à la pression de la prothèse qui est utilisée dans la période qui suit immédiatement l’opération. Vous imaginez ? Si une fistule se présente elle permet aux excréments de passer dans le vagin… Ils empêchent alors une bonne cicatrisation de la fistule et peuvent provoquer une infection… Ademas conozco la experiencia de un amigo hetero, que tuvo una fístula en el culo… tardó mas de un año en recuperarse de la operación, me decía que cada vez que iba a cagar veía las estrellas y luego se pasaba varias horas para limpiar y desinfectar bien la fístula… al fin y al cabo, cuando estaba limpia era ya hora de ir otra vez a cagar, y vuelta a empezar… fatal.

Bueno… le médecin m’avait bien informée que la seule manière de réparer les dégâts était alors de pratiquer une colostomie, et que si cela arrivait j’allais devoir porter une poche pour recueillir la merde durant de nombreux mois, pendant que la fistule guérit. Alors après c’est la catastrophe, cela devient impossible de dilater le néovagin, et du coup on est obligé de le fermer et de passer par une deuxième opération à partir de greffons de peau… Bref… pas joli joli… Heureusement les médecins étaient rassurant, me disaient que ça n’arrive quasiment jamais de nos jours. J’ai échappé à ça.

Ay, ay, ay… la dilatación… J’y ai passé du temps je peux vous dire, et aujourd’hui je dois pratiquer encore, surtout quand je ne baise plus. Alors vous pensez, les stents vaginaux, je connais bien. Au début je devais les insérer aussi profondément que possible, au minimum de douze à vingt centimètres, sur des périodes de trente à quarante minutes, plusieurs fois par jour, et ça pendant de nombreux mois après l’opération. Et puis il fallait utiliser des stents toujours plus larges afin d’élargir progressivement le vagin, puis de maintenir son ouverture. Au quotidien c’était parfois galère, en voyage notamment, trimbaler l’objet, les lubrifiants, toujours une occasion d’interloquer les types des aéroports… Mon baise-en-ville comme ils disent ici… Et puis toujours ma petite bouteille de lubrifiant dans mon sac à main… C’est aussi à cause de tout ça peut-être que j’ai aussi pris goût aux clystères… aux poires de douches vaginales… Au début ça faisait mal, mais avec le temps, comme je devais tellement jouer avec, j’ai fini par explorer la chose de manière à y prendre au moins du plaisir…

Enfin au début j’étais une vraie jeune fille… Je passais de la théorie à la pratique… J’avais des difficultés à pisser, ça partait dans toutes les directions. Enfin au fur et à mesure que mon urètre cicatrisait j’arrivais de mieux en mieux à contrôler le jet. Mais bon, comment m’asseoir et comment positionner l’ouverture de mon urètre a été un petit apprentissage, comme une petite fille. Le seul truc bien c’était que les hommes aimaient bien mon vagin bien étroit. Et j’ai vite compris comment utiliser mes muscles abdominaux pour leur enserrer la bite et renforcer encore cette sensation. Mais j’ai utilisé les strents les plus larges possibles vu que mon vagin manquait d’élasticité et qu’il ne pouvait se dilater que jusqu’à la taille maximale pour laquelle j’avais déjà dilaté et pas au-delà. Malgré ça parfois j’ai eu des surprises, j’avais pas toujours l’occasion de bien évaluer la largeur des bites qui se présentaient à moi… Hostia… Je vous dégoûte einh… Pourquoi je vous raconte tout ça… Bueno, ça va passer… Vous inquiétez pas, c’est qu’un passage à vide, Chus es Chus, y así es la vida… Stereo total…

No me digas que no hay nada más triste que lo tuyo…

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