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champagnefacials

Putain, je me tenais pourtant bien depuis quelques semaines ! J’étais tranquille, centrée sur les choses importantes, pas trop de sorties et toujours en mode soft… Côté drogues, rien (à part la métha), de bonnes conversations avec les potes, des films, de bonnes lectures, avec l’idée de vraiment changer de vie et de me centrer sur moi et sur mon bébé, une vie saine et propre… Esprit positif quoi ! Mais voilà que « la cabra tira al monte » como me decia mi madre y en eso tenia razon…

La dérive a commencé avec l’idée, pas du tout tordue, d’aller à Bilbao… revoir les copains, sortir un peu, faire le point sur moi-même, mais surtout cette fameuse visite médicale… À Paris je n’y arrive pas, je me pose sérieusement la question de savoir si je dois faire tout le suivi en France, où si je dois plutôt rentrer en Espagne. En France je suis expatriée et puis je trouve qu’ici ils ont moins la culture trans, et qu’avec les questions sur le mariage il y une sale ambiance en ce moment, je risque de faire la une des médias… Du coup, ce serait peut-être plus facile d’aller chez-moi et faire cela avec de gens de confiance… D’autant plus que Juan s’était proposé de m’accompagner.

Jusque là tout était relativement clair, mais vendredi, je me suis dit que je pouvais y aller en train, passer par Bordeaux et retourner au service où j’ai fait ma vaginoplastie, ça serait émouvant de revoir tout le monde, les lieux où j’ai passé autant de temps, le professeur Bourgeois, je pourrais lui parler de la situation…

Mais à peine quitté la maison, ça a commencé à me gratter… et grave ! Envie de cul basiquement… Du coup, arrivée à la gare Montparnasse j’étais motivée, allez un bon coup de bite, ça va pas te faire du mal et j’ai appelé Antoine à Tours qui est toujours prêt à rendre service… eh, c’est que je garde quand même quelques très bons souvenirs de cette ville… Le mec, fou de joie de me retrouver, me propose direct de faire un tour dans le quartier Velpeau, chez un pote à lui, « juste pour un apéro tranquille »…

Donc Antoine vient me chercher à la gare, et hop on bifurque rapide vers Velpeau… Fuck tranquille l’apéro ! C’était une putain d’orgie ! Et il était même pas vingt heures et les gens ils venaient pas d’arriver… La suite, vous pouvez imaginer… Je me laisse un peu allée, je me dis qu’une bière ne fait de mal à personne, puis après un gin-to, puis une fille me fait tiens je te mets ça dans la bouche, puis tiens je lui tripote les nénés, puis sa mère que je suis bourrée comme un coin !

Je sais pas trop ce que j’ai pris, du MDMA c’est sûr, de la coke aussi… Un trip ? Des amphets ? Je sais pas trop, de l’herbe oui, ça tournait non stop dans cet apéro… et puis tout ca bien arrosé… Et voilà qu’une fois la bête déchainée y a plus rien à faire… Je crois que j’en avais trop besoin et j’ai carrément perdu le contrôle !

Mais le plus incroyable c’est le côté sexuel de la chose, et là je suis presque gênée de vous raconter… Pourtant suis un vrai salope langue de pute d’habitude… Au départ c’était normal, déjà chez le pote d’Antoine j’ai sucé deux ou trois bites, avalé plein de sperme, puis y’en a même un gros blond qui m’a pénétrée comme un champion, j’ai joui et crié tellement fort que tout le monde était mort de rire quand on est sorti des toilettes ! Mais c’est après que ça a commencé a être vraiment étrange… C’était au Stabily, une petite boite libertine dans le vieux Tours, je me roulais des pelles avec tout le monde et ça se passait bien, mais là une fille m’a dit « t’es trop beau ! », ça m’a un peu étonné, mais bon j’allais pas mal le prendre non plus, vu l’état dans lequel on était hein ! Puis je suis allée aux toilettes pisser un coup et là ! Ben là… je sors ma bite et je pisse comme un grand ! Bon j’étais tellement perché(e) que ça m’a fait marrer… J’ai continué à m’explorer complètement excité (littéralement ma bite commençait à durcir) puis j’ai senti tout ces poils, ce corps viril et cette odeur de transpiration masculine qui imprégnait mon torse… et tout ces souvenirs d’adolescence quand j’avais des orgasmes spontanés… On m’avait même dit une fois que ca pouvait être une forme d’épilepsie… bref… je m’éloigne, aux toilettes du Stabily, la vache ! Avec toutes ces odeurs et ce corps musclé, j’ai mis ma main entre mes jambes et là franchement c’était trop fort, ma bite dure comme un caillou, toute cette force de l’érection, cette puissance entre mes mains… j’ai touché mes couilles et elles étaient sensibles comme si elles n’attendaient que ça… j’ai commencé à me branler, d’abord doucement puis très vite, puis franchement fort, j’avais envie de sucer ma propre bite, de me baiser moi-même, rien d’autre n’existait au monde que ma bite, centre de l’univers, et mes couilles comme le roi et la reine du royaume de la saloperie, j’y suis allé encore plus fort et je l’ai senti venir dans tout mon corps, un frisson chaud, la chair de poule, puis un cri étouffé dans ma poitrine, j’ai éjaculé et c’est parti très loin, très fort, ça a cogné contre les mur des chiottes une fois, puis une autre, puis encore, c’était d’une beauté sublime, magistrale, je me sentais moi-même, en puissance cent… je m’en suis mis partout, mais je m’en foutais… puis tout mon corps s’est relaxé d’un coup et je suis tombé à moitié épuisé, comblé, heureux…

 C’était le début de la soirée, il devait être minuit ou une heure du mat… La suite ? YO ? Complètement désinhibé ! C’était ça la suite de la soirée ! j’avais envie de sauter tout ce qui bougeait, moi avec ma bite, quel couple ! Je voulait baiser les filles, les garçons, les barmans, les gouines, les homos, les queers, le monde entier, je voulais baiser l’univers et féconder la nature elle-même. Je me souviens d’être allé au G.I., en face du château, la seule boite gay dans le centre ville, puis plus tard au Strass, un petit boite échangiste style années quatre-vingts ou Denis, l’adorable patron finit, paraît’il, toujours en string à accaparer la piste et mettre l’ambiance… Là c’était la folie, y’avait une soirée Champagne Facials, le dernier truc à la mode qui chauffe bien l’ambiance… Je me suis fait douché au champagne, c’était le délire !… Et puis après j’ai continué à prendre tout ce qui me passait sous le nez, et j’ai pas mal de trous noirs, mais je me souviens avoir visité pas mal les toilettes pour sucer, me faire sucer, me faire enculer, c’était sale, parfois très sale, je me souviens des nénés d’une belle brune, pointus et fermes, je me souviens de ma langue qui ne pouvait pas s’arrêter, elle était belle la brune et ses nénés magnifiques, mais c’était encore mieux à la fin, avec ses seins et son visage pleins de mon sperme, puis je ne peux pas oublier qu’elle a essuyé le tour de sa bouche avec la langue, et moi j’ai fait la même chose sur ses seins, puis après on s’est embrassé longtemps avec le goût de mon jus dans nos bouches… Ça faisait un moment quand-même que je n’avais pas fait aussi fort, voir jamais.

Et puis je sais que c’était une longue nuit, une de ces nuits qui durent plusieurs nuits, mais après le Strass, je n’ai que des flashs pas trop précis, on est allé au marché, manger des huitres je crois, puis chez quelqu’un, puis encore dans des bars, puis en voiture, puis re-drogue, puis re-sexe… et des trucs bizarres que j’arrive pas trop à reconstituer, je ne sais plus si c’était des rêves, des hallucinations, du réel…

Finalement Antoine m’a ramené à la gare arrivé le dimanche je crois… Il m’a dit que je n’étais pas du tout en état pour descendre à Bordeaux. « Tu as déliré grave ma chérie, tu parlais de ta bite tout le temps ! Remarque, c’était marrant, mais t’étais quand même pas dans ton état normal ! »… Il m’a mise dans le train pour Paris, et je me suis réveillée le lundi dans mon appart, la langue sèche, la tête dans le cul, grave déprimée, avec un trou impossible à combler dans ma poitrine… Ma seule obsession était de me mettre un taquet d’héro, mon bras était comme une extension de mon corps assoiffé de drogue et prêt à m’amener encore beaucoup plus bas…

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